Association des Amis des Forêts
de Versailles et Fausses-Reposes

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    L’O.N.F. sur le terrain pour expliquer les coupes
    18 février, par Pierre Desnos

    Rares sont les administrations à aller au-devant des administrés. Sans être une administration stricto sensu, mais indirectement tout de même, l’O.N.F. fait exception à cette règle.

    En plus d’organiser tous les ans des comités de gestion avec les élus et les associations pour tous les massifs forestiers franciliens, l’.O.N.F va souvent à la rencontre des habitants pour expliquer le sens de la politique forestière menée, qui se résume le plus souvent à présenter les raisons des coupes face à l’incompréhension des riverains et des promeneurs.

    Voici un article du Parisien du 14 février 2021 qui illustre notre propos. Certains forestiers de l’O.N.F. sont prêts à sacrifier leur dimanche pour aller se confronter aux mécontents de leur travail, mécontents qui méconnaissent leur travail et sa complexité.

    Île-de-France & Oise,Hauts-de-Seine
    Par Valérie Mahaut
    Le 14 février 2021 à 17h00

    Rueil-Malmaison : l’abattage des arbres expliqué aux promeneurs
    L’office national des forêts a tenu un stand d’information ce dimanche pour calmer la grogne de certains riverains et promeneurs. Et expliquer pourquoi des centaines d’arbres atteints de maladie sont abattues.

    C’est peu dire que l’abattage des châtaigniers en forêt de la Malmaison déchaîne les passions. Pour répondre à la grogne des habitants de Rueil-Malmaison et promeneurs, l’Office national des forêts (ONF) tenait ce dimanche un point d’information dans ce domaine forestier de deux cents hectares, qui fut propriété de Joséphine de Beauharnais au début du XIXe siècle.

    Initiative bienvenue tant les habitués du domaine sont consternés. Et pour certains, très en colère. Ainsi ce joggeur remonté comme un coucou hurlant face au directeur régional de l’ONF, Michel Béal : « Regardez la boucherie, là ! Ça fait quinze ans que j’habite à Rueil, avant je voyais des faons. C’est insupportable ! » Stoïque, Michel Béal explique une fois encore : « Les arbres abattus ont une maladie. Cela ne se voit pas dans le bois, c’est sur les racines.  »

    Voici le lien pour lire l’intégralité de cet article
    https://www.leparisien.fr/amp/hauts-de-seine-92/rueil-malmaison-l-abattage-des-arbres-explique-aux-promeneurs-14-02-2021-8424821.php

    Rares sont les administrations...

    Coupe Parcelle 81 en forêt de Versailles
    23 janvier, par Pierre Desnos

    Une information détaillée sur une coupe en futaie irrégulière

    Voici l’annonce bien explicitée d’un coupe en futaie irrégulière qui sera réalisée au premier semestre 2021 en forêt de Versailles.


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    Les arbres, rois de l’adaptation
    22 janvier, par Pierre Desnos

    Quand un arbre décide de vivre

    Les arbres existent depuis environ 370 millions d’années, et comme vous le voyez dans ces images incroyables, il y a une bonne raison qui explique pourquoi ils ont survécu depuis si longtemps.

    Qu’ils se développent au milieu des vents forts, sur les sommets des plates-formes rocheuses, à l’intérieur de tunnels en béton ou même en s’élevant les uns sur les autres, les arbres savent comment survivre dans des endroits où peu d’organismes vivants le peuvent, ce qui explique pourquoi la planète abrite environ 3 trillions d’arbres adultes qui couvrent environ 30% des terres terrestres.

    Etant donné que les plantes produisent la grande majorité de l’oxygène que nous respirons, nous devrions tous nous croire fort chanceux que les arbres soient aussi résilients car nous ne serions pas là sans eux.


    Un petit voyage parmi des arbres qui ont décidé de vivre... offert par notre ami Philippe Prévost que nous remercions.

    Cliquez sur l’icone ci-dessous

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    Même les arbres perdent la mémoire
    14 janvier, par Pierre Desnos

    Ils sont devenus intelligents, ils ont même du génie lit-on, mais la jeune génération ne semble pas au fait de tout

    Pandémie chez les arbres
    13 janvier, par Pierre Desnos

    Après Montmorency, La Malmaison atteinte par la maladie de l’encre

    D’importantes coupes vont être réalisées dans le Bois de Saint-Cucufa (forêt domaniale de la Malmaison) à l’hiver 2020-2021. Des coupes plus importantes que d’habitude, sur de plus grandes étendues, parfois en coupes rases. Des riverains s’insurgent, une pétition circule. Un coup de folie aurait-t-il pris l’Office National des Forêt pendant la pandémie de coronavirus, l’office profiterait-il de la crise sanitaire pour récolter plus de bois et s’assurer des rentrées d’argent supplémentaires ? Heureusement pas, l’explication est malheureusement simple : les châtaigniers de ce massif sont atteints depuis plusieurs mois d’une maladie grave : la maladie de l’encre (Phytophthora cambivora) provoquée par des micro-organismes filamenteux de type Oomycètes.

    Michel Béal, directeur Ile de France Ouest de l’office national des forêts explque : "La maladie de l’encre est un pathogène à mi-chemin entre le champignon et l’algue. Il se déplace dans le sol et c’est vraiment le dérèglement climatique qui favorise son développement. Un hiver doux, un printemps pluvieux et le champignons peut proliférer. Puis un été de sécheresse finit d’achever l’arbre. Avec moins de racines, il ne peut plus aller puiser l’eau plus profondément. L’arbre meurt et menace de chuter. Il représente donc un danger pour les promeneurs, ce qui oblige l’ONF à faire des "coupes sanitaires" sur des dizaines d’hectares."

    Quelques chiffres officiels du peuplement de ce massif forestier de 200 hectares environ pour mieux comprendre la menace : châtaignier 44 %, chêne sessile 21 %, chêne pédonculé 10 %, hêtre 7 %, frêne 5%, érable sycomore 3 %, autres feuillus mélangés (bouleau, autres érables, charme, …) 8 % et les vides 2%.

    Laissons encore M. Béal expliquer : " La forêt domaniale de La Malmaison est maintenant touchée, à son tour, par la maladie de l’encre qui atteint les peuplements de châtaignier. Et de ce fait, des coupes de bois sont inévitables. Cette maladie a commencé à être perçue en région parisienne, dans la forêt de Montmorency, en 2014. Dans cette même forêt, le phénomène s’est fortement accentué en 2018. A ce jour, 100 ha ont déjà dû y être coupés et sont replantés.

    Nous avons communiqué par divers supports dont deux réunions publiques dans le Val d’Oise à laquelle participaient le Département de la Santé des Forêts du MAA et l’INRA pour expliquer cette crise sanitaire, les raisons, les symptômes de cette maladie qui n’a malheureusement aujourd’hui pas de remède. Pour les parcelles constituées de châtaigniers en peuplement quasiment pur, il n’y a pas d’autres solutions que de procéder à des coupes rases que nous limitons le plus possible en surface. De fait, ces coupes rases dues à la maladie de l’encre sont une des exceptions au principe que l’ONF s’est fixé en région parisienne depuis 2017 avec la sylviculture en futaie irrégulière.

    Cette maladie touche maintenant bien d’autres forêts de la région parisienne et pour notre agence, il s’agit notamment des forêts de La Malmaison, Marly, Versailles, Meudon... Pour La Malmaison, des coupes ont effectivement repris depuis mi-novembre. Nous faisons en sorte qu’elles se déroulent l’automne et l’hiver, l’époque la moins défavorable pour la faune (oiseaux...) et par rapport à la fréquentation moindre des forêts par le public.

    Il s’agit de :
    * coupes sanitaires qui se traduisent par des coupes rases sur plusieurs parcelles de la forêt constituées de châtaigniers. Ces parcelles seront ensuite replantées par des essences résistantes au pathogène (chêne + autres essences en mélange : merisier, érables, alisier, cormier...)
    * coupes de sécurité pour enlever des arbres morts ou devenus dangereux le long des chemins fréquentés par le public.

    Contrairement à ce qu’affirment certaines personnes offusquées par ces coupes évidemment traumatisantes, l’O.N.F. a largement communiqué sur ces interventions.

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    Notre association ne s’est pas jointe aux pétitionnaires demandant l’arrêt de ces coupes car elle en comprend la malheureuse nécessité.

    Evidemment, la presse s’est emparée du sujet et un article est paru dans le Parisien du 27 décembre 2020.

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    Notre association ne s’est pas étonnée des réactions, au demeurant compréhensibles, des riverains. Elle s’est en revanche fort émue d’un passage surprenant de cet article : « Dans ce cas, pourquoi ne pas complètement arrêter l’entretien, propose, avec un zest de provocation, Alain Baraton. jardinier en chef du Domaine national de Trianon et du Grand parc de Versailles. Après tout, les forêts n’ont pas eu besoin de l’intervention de l’homme pour vivre et se développer pendant des siècles.  » M. Alain Baraton a-t-il si peu de considération pour les forestiers qui gèrent les forêts domaniales ? Ses connaissances sylvicoles sont-elles si étendues qu’elles lui permettraient de juger de la pertinence des décisions des professionnels de la forêt ? A-t-il oublié dans quel état était le patrimoine arboré du Domaine National de Versailles avant le passage de la tempête Lothar en 1999 ? Ses compétences sont certainement immenses en matière de fleurs, nous en douterons en matière d’arbres, d’arbres en milieu naturel. A trop parler, on risque l’arrogance et on s’expose à dévoiler ses ignorances !