Le risque Incendie et nos forêts
Le risque zéro d’un incendie dans nos forêts de Versailles et Fausses-Reposes n’existe évidemment pas. Il y a lieu néanmoins d’en relativiser l’occurrence et les conséquences.
Quelques rappels
- Plus de 90 % des départs de feux en forêt sont d’origine humaine. Nonobstant les pyromanes qui sont difficiles à gérer, la première précaution pour éviter de tels fléaux est de respecter les règles de bon sens du comportement en forêt : ne pas fumer, ne pas faire de feux ni de barbecues.
- Les incendies en forêt sont de trois types : les feux au sol ou en sous-sol (ex. Fontainebleau), les feux de broussaille (ex. Meudon) et les feux de cimes (ex. Saumos en Gironde).
- La topographie influe sur les vitesses de propagation d’un incendie en accélérant la progression des flammes sur les zones en pente.
- Les résineux ont tendance à brûler plus aisément et plus rapidement (feu de cimes), les feuillus résistent mieux (feu de sol et de broussaille) mais ceux qui sont mal implantés (nature du sol, exposition, réserve en eau du sol, etc.) peuvent s’avérer aussi sensibles au départ de feu.
Situation de nos massifs
- Avec les modifications du climat (canicules plus longues et plus fréquentes, précipitations plus intenses et plus irrégulières) des espèces d’arbres poussant traditionnellement sous nos latitudes vont disparaitre, d’autres vont s’adapter et des espèces plus méridionales vont migrer. C’est le sens des régénérations en cours dans nos forêts visant à mieux adapter les essences. Les espèces à planter sont le fruit de recherches dont les résultats se trouvent sur le site Internet https://climessences.fr/
- En période de fortes chaleurs, l’O.N.F. et les sapeurs-pompiers suivent quotidiennement l’évolution des facteurs de risque. Dès lors que la règle des trois 30 (température de l’air supérieure à 30°C, hygrométrie inférieure à 30 et vitesse du vent supérieure à 30 km/h) est atteinte, ces deux entités mettent en position des véhicules d’intervention rapide sur les zones à risque.
- Les arbres ne redoutent pas tant la chaleur que le manque d’eau. Certains se mettent en mode survie en cas de stress hydrique en conservant une irrigation interne de certaines grosses branches et en arrêtant celle d’autres grosses branches, d’où un risque aggravé de chutes de branches desséchées.
Que faire ?
- Pour les riverains de la forêt : débroussailler, ne pas faire de barbecue, ne pas stocker du bois sec trop près de la bordure forestière et faire preuve de vigilance.
- En cas de constatation d’un départ de feu, appeler le 18 (sapeurs-pompiers), si possible en géolocalisant le lieu.
- Sensibiliser la population pour éviter les comportements à risque.